Article

Joséphine Goube : de Techfugees à Sistech, la voix des réfugiées dans la tech

En résumé

  • Joséphine Goube cofonde Techfugees en 2015, une organisation internationale qui mobilise le secteur tech au service des personnes déplacées et qui revendique une présence dans plus de 25 pays (source : Wikipédia, page « Joséphine Goube », consultée le 20/08/2026).
  • En 2017, elle fonde Sistech, association qui forme des femmes réfugiées aux métiers du numérique (analyse de données, cybersécurité, développement web) : d’abord en France, puis depuis 2021 en Italie et en Grèce (source : Bpifrance Big Média, consulté le 20/08/2026).
  • Elle intègre la promotion 2024-2025 du programme Obama Foundation Scholars, organisé avec l’université Columbia (source : site de la Obama Foundation, page « Joséphine Goube », consultée le 20/08/2026).

Joséphine Goube n’est pas fondatrice de startup au sens classique du terme : elle dirige deux structures à but non lucratif qui ont fait de l’insertion des personnes déplacées dans le numérique leur unique raison d’être. Son parcours éclaire une facette moins couverte des « femmes du digital » : celle qui construit des ponts entre la tech et des publics que l’écosystème startup regarde rarement.

Qui est Joséphine Goube ?

Joséphine Goube est une entrepreneuse française associée à deux organisations : Techfugees, qu’elle a cofondée en 2015, et Sistech, qu’elle a fondée en 2017. Les deux structures partagent un même terrain : mettre les compétences numériques au service de l’inclusion des personnes réfugiées et déplacées, selon les pages qui lui sont consacrées sur Wikipédia en français et en anglais (consultées le 20/08/2026).

Son travail lui a valu d’être sélectionnée dans la promotion 2024-2025 des Obama Foundation Scholars, un programme organisé avec l’université Columbia à New York et destiné à des dirigeants d’organisations à impact social venus du monde entier (source : obama.org, page « Joséphine Goube », consultée le 20/08/2026).

Qu’est-ce que Techfugees, et quel rôle y a-t-elle joué ?

Techfugees est une organisation internationale fondée en 2015 dans le sillage de la crise migratoire européenne, avec pour objectif de mobiliser les compétences et les outils du secteur technologique pour répondre aux besoins des personnes réfugiées et déplacées. Selon sa page Wikipédia (consultée le 20/08/2026), l’organisation est aujourd’hui présente dans plus de 25 pays. Joséphine Goube en est cofondatrice et y a occupé des fonctions de direction dans les années qui ont suivi sa création, avant de lancer Sistech comme structure sœur dédiée spécifiquement aux femmes.

Pourquoi avoir fondé Sistech en 2017 ?

Sistech est né d’un constat opérationnel : au sein des programmes Techfugees, les femmes réfugiées restaient minoritaires et rencontraient des obstacles spécifiques (garde d’enfants, mobilité, isolement) pour suivre une formation numérique classique, selon les articles que lui consacrent Bpifrance Big Média et Decideurs Magazine (consultés le 20/08/2026). Sistech a donc été conçu comme un programme dédié, combinant formation technique (analyse de données, cybersécurité, développement web) et un accompagnement social pensé pour lever ces obstacles.

Le programme a démarré en France en 2017, avant de s’étendre à l’Italie et à la Grèce à partir de 2021, selon Bpifrance Big Média (consulté le 20/08/2026). Cette expansion correspond aux deux autres grands points d’entrée des routes migratoires en Europe du Sud.

Comment se déroule une formation Sistech ?

Les articles publiés par Decideurs Magazine et Solutions Numériques (consultés le 20/08/2026) décrivent un programme structuré autour de plusieurs briques :

  • une formation technique sur des métiers en tension du numérique (data, cybersécurité, développement web) ;
  • un accompagnement vers l’emploi, pensé pour déboucher sur une insertion professionnelle réelle et pas seulement une certification ;
  • une prise en compte des freins périphériques à la formation (selon les cas : garde d’enfants, transport, accès à un équipement informatique), documentée par Decideurs Magazine dans son entretien avec Joséphine Goube.

Où Sistech opère-t-il aujourd’hui ?

Trois pays sont documentés dans les sources consultées le 20/08/2026 : la France depuis 2017, puis l’Italie et la Grèce depuis 2021. Nous n’avons pas trouvé, à cette date, de chiffre officiel et daté du nombre total de femmes formées par Sistech toutes promotions confondues : voir la section dédiée ci-dessous.

Quelle reconnaissance a reçu Joséphine Goube ?

Sa sélection dans la promotion 2024-2025 des Obama Foundation Scholars, programme mené avec l’université Columbia, constitue la distinction la plus récente et la mieux documentée dans les sources consultées le 20/08/2026 (site officiel de la Obama Foundation). Les articles de Bpifrance Big Média et Decideurs Magazine, qui lui ont consacré des portraits et des entretiens, complètent ce panorama médiatique.

Ce que nous ne pouvons pas vous dire

Nous n’avons pas pu retrouver, à la date de rédaction, un chiffre officiel et daté du nombre total de femmes réfugiées formées par Sistech depuis sa création en 2017. Certaines sources généralistes évoquent un ordre de grandeur de plusieurs centaines de bénéficiaires sur les trois pays d’implantation, mais nous n’avons pas identifié de publication chiffrée et sourcée par Sistech lui-même permettant de le confirmer à cette date. Nous préférons ne pas reprendre ce chiffre tant qu’il n’est pas vérifiable à la source plutôt que d’avancer un ordre de grandeur non confirmé.

Pourquoi ce parcours compte pour les femmes du digital

Le parcours de Joséphine Goube élargit ce que recouvre « travailler dans le digital » : au-delà des fondatrices de startups qui lèvent des fonds, une partie de l’écosystème construit des passerelles vers le numérique pour des publics qui en sont structurellement éloignés. C’est un des chemins de reconversion vers le numérique les moins visibles, mais l’un des plus documentés sur la durée.

Questions fréquentes

Joséphine Goube a-t-elle fondé une startup ?

Non. Techfugees et Sistech sont des organisations à but non lucratif, pas des sociétés commerciales. Son travail relève de l’entrepreneuriat social plutôt que de l’entrepreneuriat classique de la tech.

Sistech s’adresse-t-il uniquement aux femmes réfugiées en France ?

Non. Le programme est né en France en 2017 mais s’est étendu à l’Italie et à la Grèce à partir de 2021, selon Bpifrance Big Média (consulté le 20/08/2026).

Quel lien entre Techfugees et Sistech ?

Joséphine Goube a cofondé Techfugees en 2015 avant de fonder Sistech en 2017 pour répondre spécifiquement aux besoins des femmes réfugiées au sein de cet écosystème, selon les mêmes sources.

Comment savoir si les chiffres de ce portrait sont à jour ?

Les faits datés dans cet article ont été vérifiés le 20/08/2026. Les effectifs et implantations d’une association évoluent : en cas de doute sur un chiffre, nous recommandons de vérifier directement auprès de Techfugees ou de Sistech.

Sources et méthode

  • Wikipédia (FR et EN), page « Joséphine Goube », consultée le 20/08/2026.
  • Bpifrance Big Média, « Joséphine Goube : de l’association européenne Sistech à la Fondation Obama, une voix pour les femmes réfugiées », consulté le 20/08/2026.
  • Decideurs Magazine, entretien avec Joséphine Goube (Sistech), consulté le 20/08/2026.
  • Solutions Numériques, « L’ONG Sistech accompagne les femmes réfugiées dans l’emploi numérique », consulté le 20/08/2026.
  • Obama Foundation, page « Joséphine Goube », programme Scholars 2024-2025 avec l’université Columbia, consultée le 20/08/2026.

Voir aussi notre page méthode (à publier) sur la manière dont nous sourçons et datons les faits de nos portraits.

© 2026 Elle Digitalise — édité en France